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01.05.2008

Scuba : A mutual antipathy

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Plus besoin en préambule d'expliquer ce qu'est le dubstep après la vague(lette) médiatique de Burial (dont on attend avec impatience le mix  pour DJ Kicks à paraître en juin) cet hiver, une musique dont le format privilégié était jusqu'à ces 2 dernières années le maxi. 

Après les albums de Skream, Kode9, Pinch, Benga ou Cyrus, c'est donc au tour du boss d'un des labels phare de cette scène, Hotflush Recordings, de sortir son premier long format.

Ce disque déroutera les aficionados de sub-bass et de rythmiques bien lourdes car ici ce sont les nappes synthétiques et les bleeps qui dominent. On se croirait presque retourner 15 ans en arrière, lorsque l'on découvrait l'Intelligent Techno des LFO et autres Black Dog.

Un album plus rêveur que dancefloor qui, je le conçois, risque d'être "déceptif" pour la majorité des fans de dubstep. 

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Tell Her

 

Arturo B.

 

Scuba : A Mutual Antipathy (Hotflush Recordings, 2008)

Robert Forster : The Evangelist

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C'est apparemment le come-back des beautiful losers : après Jonathan Richman c'est au tour de Robert Forster, co-leader des Go-Betweens, de sortir son nouvel album solo, 12 ans après un inoubliable Warm Nights.

Pour faire court le groupe de Robert Forster était l'un des 5 meilleurs pop bands des années 80 (avec dans le désordre, The Smiths, Felt, The Pale Fountains et The Housemartins !) : les Go-Betweens n'ont pourtant jamais rencontré le succès qu'ils méritaient. Des floppées de refrains à chantonner sous la douche, un exil à Londres ou une tournée en première partie du mastodonte R.E.M. en 1989 où ils défendaient leur chef d'oeuvre 16 Lovers Lane n'y changeront rien. S'en suivra un inévitable split à l'amiable. Sale histoire !

Durant la décennie suivante lui et son acolyte Grant Mclennan se lanceront dans des carrières solos, qui resteront, elles aussi, confidentielles. Puis ils finiront par ressusciter les Go-Betwwens en 2000, pour le plaisir de composer ensemble (aucun million à la clef, à la différence des rebelles NTM). Des albums qui s'enchaînent, de nouvelles tournées, des fans heureux, et voilà que Grant meurt dans son sommeil en 2006. Sale histoire !

Bref...

Le nouvel album de cet orphelin est magnifique, dépouillé, acoustique et se termine par un touchant  From Ghost Town.

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 Arturo B.

 

Robert Forster : The Evangelist (Tuition, 2008) 

Emile Bravo : Spirou, Le Journal d'un Ingénu

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Je ne sais pas s'il est normal à l'âge du Christ de s'emballer pour un nouvel album de Spirou mais force est de reconnaître qu'Emile Bravo signe là un classique instantané.

Ce proche de la clique de L'Association, canal historique (Trondheim, Sfar & co), revient sur les origines du groom et répond aux questions fondamentales du genre : pourquoi Spirou porte t-il toujours son costume rouge ? Qui sont ses parents ? Comment se réveille la conscience de son fidèle Spip ? Comment rencontre t-il Fantasio ?

Il s'amuse aussi impertinemment avec la rivalité Tintin/Spirou, faisant de la tête à claque d'Hergé un simple personnage de BD alors que Spirou existe bien.

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Mais surtout il plonge Spirou dans un contexte historique fort : le tout début de la Seconde Guerre Mondiale lorsque les polonais cherchaient encore un accord de paix avec les allemands. Attention, des agents du Komintern s'infiltrent même dans cet album !

Le dessin soigné d'Emile Bravo et volontairement suranné sert un hors-série d'exception où comédie, drame, politique et suspens se mêlent à la perfection.

 

Arturo B.

Emile Bravo : Spirou, Le Journal d'un Ingénu (Dupuis, 2008)

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